Roger Chastel (1897-1981), et Douglas Gorsline (1913-1985) ont tous les deux suivi une première approche classique de la peinture. Peintres figuratifs, portraitistes reconnus, ils ont connu ensuite les influences des grands courants picturaux, artistiques et scientifiques du début du XXe siècle : réalisme, fauvisme, cubisme, abstraction, chronophotographie… Ces inspirations ont bouleversé leur carrière.
Roger Chastel entre figuratif et abstrait est devenu membre de l'Ecole de Paris, un tonaliste pour qui la peinture est « de la pensée faite chair », sorte d'alchimiste recherchant inlassablement à saisir la trace de la lumière sur la matière.
Pendant ce temps, Douglas Gorsline fidèle à sa maitrise du réalisme a élaboré sa « simultanéité séquentielle » décomposant, à l'infini, le mouvement, l'espace et le temps qui passe dans la fluidité d'un instant que son talent le rendait capable de saisir.
Les toiles, dessins et esquisses présentées dans cette exposition nous parlent de leurs deux aventures, parallèles dans le temps, achevées depuis plus de vingt ans mais toujours chargées d'émotion et de sens.
La nature morte, mode d'expression académique s'il en est, va nous surprendre sur des chemins qui semblent trop connus. Entre les hommages rendus par les deux artistes à de grands maîtres, qu'ils soient flamands, cubistes ou leurs contemporains, s'affirment leurs deux personnalités et leurs deux « quêtes » picturales.
Roger Chastel est un invité prestigieux et le Musée Gorsline est particulièrement heureux de l'accueillir et de participer ainsi au récent retour de son œuvre sur la scène internationale de l'art. Peintre français, il fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris, élu membre de l'Institut de France en1968, ses œuvres sont présentes dans de grandes collections publiques ou privées en France comme à l'étranger.
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Chastel, La soupière d'étain. |
Gorsline, Pendule d'Ithaca |
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Chastel, Les poires de la St Jean |
Gorsline, Les Chassis |
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