Cette année, en l'honneur de notre association avec la fondation FoR ENC de Greenville en Caroline du Nord, nous avons demandé à un artiste renommé de l'Université de Caroline de l'Est (située elle aussi à Greenville) de participer à une exposition.
Comme Douglas Gorsline, Michael Dorsey excelle dans l'art de l'aquarelle et a voyagé autour du monde. Comme lui, il se passionne pour la création d'images des paysages ruraux ou urbains croisés lors de ses périples. Avec Dorsey nous verrons des aperçus de Bourgogne, d'Ecosse, de Caroline du Sud, du Mississippi, de Georgie, du Mexique, d'Estonie, d'Egypte, d'Angleterre, de Finlande, de Russie et de Norvège. De Gorsline nous aurons des vues de Venise, Londres, Paris, Dijon, des campagnes de France, d'Angleterre et de Chine.
Si les deux artistes ont des sujets d'intérêt communs, ils entreprennent leurs créations de façons différentes. Gorsline travaille sur le vif à ses huiles et à ses aquarelles (sauf pour ses illustrations de livres) ; Dorsey, lui, peint à partir de ses souvenirs personnels inspirés et avivés par l'effet que le lieu a eu sur son imagination, en utilisant, au fur et à mesure qu'il progresse, des esquisses et des notes travaillées de mémoire sur ses carnets de route.
Dorsey débute avec un dessin au crayon, souvent gommé ; Gorsline peint ou dessine directement à l'aquarelle, à l'huile ou à l'encre. Les œuvres des deux artistes reflètent la façon dont ils ont été affectés par la puissance émotionnelle, l'un, de ce qu'il a vu, l'autre, de ce dont il se souvient.
Il est évident que tous deux sont des observateurs pertinents. Gorsline a considéré la scène et l'a rendue très précisément mais dans les termes de sa fameuse simultanéité séquentielle ; Dorsey, lui, visualise comme essentiel ce qui l'a impressionné. L'art de Dorsey est enraciné dans le temps, le lieu et le souvenir, celui de Gorsline l'est dans le temps tel qu'il passe et le lieu observé en une séquence de points de vue.
En ce qui concerne la couleur, Dorsey, travaillant de mémoire, choisit les siennes pour leur impact émotionnel : la vraie couleur n'est pas le but recherché. A l'opposé, peignant à partir de la réalité et ayant choisi ce qu'il peignait pour son propre impact émotionnel, Gorsline voulait représenter la couleur et la lumière exactement telles qu'elles existaient. Chacun atteint alors au lyrisme à sa façon.
Dans cette exposition, la réalité de la mémoire se juxtapose à la réalité mémorable.
Notre présentation inclura une trentaine d'aquarelles de Michael Dorsey, une sélection spéciale d'aquarelles de Gorsline qui viendront s'ajouter aux œuvres appartenant à la collection permanente et portant sur notre sujet.
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Dorsey, Chute d'un chat à Avebury, 2005 |
Dorsey, Jour des morts au Mexique, 2005 |
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Gorsline, Venise observée, 1975 |
Gorsline, Canal des Mendiants, 1980 |